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DEMCO PROPERTIES LE SUCCÈS DEPUIS 2010

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DEMCO PROPERTIES

LE SUCCÈS DEPUIS 2010

 

Demco Properties, une division de Demco Group, spécialisée dans l’immobilier, est présente sur le marché libanais avec un succès mérité et jamais démenti, depuis 2010. Demco Properties développe des projets immobiliers résidentiels et commerciaux, aussi bien dans la capitale que dans la banlieue proche de Beyrouth ou encore à Fakra, sur les hauteurs libanaises. Mais au milieu de ce grand chantier qu’est  le pays, quelle est la véritable situation de l’immobilier globalement au Liban ? Le tour de la question avec Alex Demirdjian, directeur général de DEMCO Group.

 

Comment pouvez-vous nous décrire la situation actuelle de l’immobilier au Liban ?

La situation n’est pas vraiment à son apogée. On a eu un marché très fort entre 2008 et 2013, il est donc normal que ça soit assez calme en ce moment. C’est un cycle commun assez classique.


Selon vous, une économie en plein essor  est-elle la cause d’un boom immobilier, ou est-ce le contraire ?

En général c’est une économie en bonne santé qui aide le marché immobilier et non le contraire. Mais au Liban, il arrive que les expatriés investissent selon leur revenu ailleurs, indépendamment des conditions du marché local. Heureusement d’ailleurs !

 

Comment expliquez-vous les prix exorbitants de l’immobilier au Liban alors que les ventes stagnent ?

Contrairement à ce que les gens pensent, je trouve les prix pratiqués sur nos marchés très bas, comparé avec d’autres capitales de la région. Dans les beaux quartiers européens, ils sont en moyenne 10 fois supérieurs. A Monaco, on atteint $100,000/m2. Bien sûr, Beyrouth n’est pas Monaco, mais de la à pratiquer des prix 20 à 25 fois moins chers ?! Je pense qu’avec un peu plus de stabilité politique, les prix s’envoleront. Tous les appartements aujourd’hui sont vendus sur une base de prix bien inférieure au coût de remplacement.


Ne vaudrait-il pas mieux se diriger vers la construction d’appartements plus petits où les prix seraient plus abordables ?

Demco a construit des appartements de 120 m2 il y a déjà 6 ans, qui ont reçu un accueil favorable de la part des clients ; il est évident que la demande a changé. Actuellement, il est très difficile pour les appartements  de plus de 200 m2 de trouver acquéreur. C’est un peu normal si on considère qu’un appartement moyen en Europe est de 100 m2. Pourquoi devrait-il en être différemment ici ?  Nous avons d’ailleurs un projet qu’on lancera l’année prochaine avec des surfaces étudiées qui n’existent pas sur le marché.


«Le prix de l’immobilier ne baisse jamais». Une affirmation souvent entendue. A quel point est-elle vraie ?

En gros, cela est assez vrai... Il n’existe pratiquement plus aucune parcelle à vendre à Beyrouth et aux alentours. Les quelques propriétaires privilégiés le savent très bien et les prix ne pourront donc qu’augmenter. Il ne faut pas oublier que l’offre de terrains est pratiquement inexistante. Nous voulons tous être à proximité de Beyrouth ou à l’intérieur de Beyrouth. Plus le temps passe, plus il sera difficile de trouver un appartement dans la capitale, et donc ce sera plus cher. Nous n’habitons pas dans un pays comme les Etats-Unis, où il faut  5 heures pour voyager d’une ville à l’autre, et où il n’y a aucune construction entre les côtes est et ouest, ou même encore Dubaï où il est très facile de construire dans le désert à l’infini. Avec la globalisation que l’on connait, ainsi que les progrès techniques, les prix dans les différentes capitales finiront indubitablement par se rapprocher. Cela serait profitable pour le Liban, notamment au cours des prochaines années, compte tenu des systèmes fiscaux, ainsi que d’autres avantages inhérents a notre pays. Par conséquent, cela incitera nombre d’expatriés à revenir au Liban, une fois la stabilité assurée. Je suis même assez confiant à cet égard.


On voit de nombreuses publicités pour de nouveaux  projets résidentiels. L’offre est-elle proportionnelle à la demande ?

Aujourd’hui, l’offre est supérieure à la demande. Ceci dit, il existe des produits pour lesquels la demande est bonne. Il suffirait de quelques développements politiques positifs pour renverser la tendance.


Que rôle joue  l’État pour booster l’industrie immobilière au niveau des promoteurs  et celui des clients locaux? Est-ce suffisant ?

L’Etat est malheureusement absent, mais les institutions gouvernementales sont là pour empêcher les promoteurs d’agir dans des conditions normales. Les administrations  ne nous facilitent pas la tâche et cherchent toujours à compliquer notre travail. Je suis certain qu’un changement à ce niveau aiderait énormément les Libanais qui veulent acquérir des appartements. J’estime que ce dysfonctionnement contribue au fait que le prix  que chaque Libanais doit payer pour un logement est 10% au-delà de sa valeur initiale.

Sur un plan plus positif, il faut dire que la Banque Centrale a encouragé le marché en créant des produits avec des intérêts très compétitifs pour les résidences principales. Mais il reste encore beaucoup à faire à ce niveau.


Les normes de construction sont-elles vraiment respectées par tout le monde ?

Elles le sont certainement par nous. Je ne peux pas vous répondre en ce qui concerne les autres promoteurs immobiliers.


Comment voyez-vous l’émergence rapide de plusieurs sociétés immobilières qui se font une rude concurrence ? Le marché ne risque-t-il pas d’être saturé ?

Étant donné que le marché est assez calme, il est normal qu’il y ait de la concurrence. D’une part, cela aide les professionnels du métier, et d’autre part, les nouveaux projets seront moins nombreux, ce qui forcément aidera sur le long terme.


Si la plupart des projets immobiliers poussent en masse dans la capitale, on remarque depuis quelque temps l’apparition de plusieurs projets dans la proche banlieue. Que pensez-vous de cette tendance?

Il est très onéreux aujourd’hui d’habiter la capitale, ce qui oblige les gens à aller vers la proche banlieue. C’est une migration très commune pour toutes les métropoles du monde. Tous nos projets se trouvent dans ce cas particulier. Rien de surprenant à ce niveau.


A quel genre de clientèle faisons-nous face, des acheteurs locaux souhaitant devenir propriétaires ou des investisseurs désirant faire un placement ?

Tout d’abord, en ce qui concerne Demco Properties, je voudrais souligner que notre clientèle nous est précieuse, car ambitieuse, déterminée et fidèle. En effet, nos clients ne cherchent pas seulement à acquérir une résidence pour eux, mais visent, à travers nos différents projets immobiliers, à assurer également un avenir sûr pour leurs enfants et éventuellement, un toit pour leur future famille. Le Libanais a toujours eu besoin d’être propriétaire. C’est une habitude qui ne changera pas de sitôt. De même pour nos expatriés qui favorisent cette démarche. Cependant, il existera toujours des spéculateurs qui voudront faire des plus-values dans des marchés plus attractifs. Ce n’est pas le cas en ce moment.


En tant que promoteur immobilier, quelles solutions préconisez-vous pour encourager les ventes ?

Notre priorité a toujours été de favoriser des produits différents aux bons endroits et à des prix relativement raisonnables. Il est très difficile de choisir le bon moment dans un pays où la politique et  la sécurité sont imprévisibles.


Quels sont les projets immobiliers en cours que vous avez ?

Ils sont au nombre de quatre. Tous ont la particularité d’être  très différents des autres produits qui se trouvent dans la même région. Nous avons favorisé des tours ultramodernes  avec des petites surfaces dans des régions à proximité de Beyrouth où il fait bon vivre ou travailler. Demco Towers ainsi que Plaza ont littéralement bouleversé Antelias de par leur architecture imposante de 30 étages alors que la moyenne des immeubles à proximité ne dépasse pas 6 ou 7 étages.

Forty Four au rond-point Saloumé sera la deuxième tour la plus haute de Beyrouth avec une combinaison d’appartements, de bureaux et de magasins très luxueux à  des prix très attractifs.

Enfin, sur les hauteurs libanaises, Red Rock, à proximité de Faqra, est un village qui s’étend sur une superficie de 500,000 m2 de forêt et de verdure où la seule priorité sera le bien-être des résidents dans des conditions optimales où la nature n’a jamais été aussi belle et respectée.